Du 14 au 18 avril 2026, les chemins du Lot ont une nouvelle fois vécu au rythme de la transhumance, entre Rocamadour et Luzech. Cet événement, désormais bien installé dans le printemps lotois, a réuni éleveurs, habitants et visiteurs tout au long du parcours.
À Nuzéjouls, lors de l’étape de ce vendredi 17 avril, j’ai eu le plaisir de saluer les participants autour d’un moment convivial organisé au cœur du village.
Cette tradition est un moment de fête et de partage. C’est aussi l’occasion de mettre en lumière des réalités concrètes. Le pastoralisme, qui couvre plus de 5 millions d’hectares en France, joue un rôle essentiel dans l’entretien des paysages, la préservation de la biodiversité et la prévention des incendies. Sur le terrain, le pâturage des brebis contribue directement à limiter l’embroussaillement et à maintenir des espaces ouverts.
Inscrite depuis 2023 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, cette pratique est un savoir-faire ancien, transmis de génération en génération, qu’il nous appartient de perpétuer.
Dans le Lot, cette dynamique doit beaucoup à l’engagement des éleveurs et des acteurs locaux. Je pense notamment à l’association « Transhumance en Quercy » fondée en 2003 sous l’impulsion de Jean-Louis Issaly. Le travail mené avec les collectivités et les associations foncières pastorales permet aujourd’hui d’entretenir collectivement plusieurs centaines d’hectares.
La transhumance illustre la possibilité, au sein de notre ruralité, de conjuguer activité économique, gestion des espaces naturels et valorisation du patrimoine.
Une mission d’information sénatoriale, lancée en février 2026, travaille actuellement sur l’avenir de ces systèmes d’élevage extensifs. Ses conclusions sont attendues d’ici la fin de l’année.
Face aux défis du changement climatique, il est indispensable de soutenir ces pratiques et de reconnaître pleinement leur utilité.
Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur du Lot