Il y a 80 ans jour pour jour, les troupes soviétiques ouvraient les portes du camp d’Auschwitz-Birkenau et libéraient quelques 7 000 rescapés, autant dire une poignée de survivants en comparaison des 1 100 000 enfants, femmes et hommes qui y furent exterminés.
En ce lieu aujourd’hui symbole de l’horreur de la Shoah, le monde découvre alors, sidéré, l’atrocité du système concentrationnaire nazi.
À l’occasion du 80e anniversaire de cette libération, j’ai naturellement tenu à participer à la cérémonie de commémoration organisée devant le monument de la Résistance, de la Déportation et de la Libération du Lot à Cahors ou repose depuis 1945 une urne contenant de la terre d’un autre camp, tristement célèbre lui aussi, celui de Buchenwald-Dora, en mémoire des résistants et déportés lotois.
Alors que la mémoire vivante de cette sombre page de notre passé commun disparaît, notre responsabilité est immense et nous devons être digne des témoignages bouleversants des rescapés, ou souffrance et espérance sont mêlées.
Face à l’obscurantisme et à l’antisémitisme et alors que la montée des mouvements nationalistes, au cœur même de nos démocraties, n’a jamais été autant banalisée, n’oublions jamais l’horreur absolue dont il n’y a pas si longtemps, l’homme a été capable de commettre sur l’homme.
Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur du Lot