Le 11 novembre 1918, l’Armistice était signé dans la clairière de Rethondes, mettant un terme au conflit meurtrier débuté quatre ans plus tôt. Jusqu’en 1925, plus de 30 000 monuments aux morts ont été édifiés en France pour ancrer les lieux de commémoration de la Grande Guerre dans chaque commune de France : une façon, pour la Nation, d’honorer tous les morts au combat et d’accompagner le deuil des familles.
Avec une vive émotion, nous avons célébré aujourd’hui le 107ème anniversaire de l’Armistice et commémoré conjointement la victoire et la paix. D’un côté, la victoire des soldats et des civils, celle du sacrifice et du courage. D’un autre, la paix, celle qui ne peut être que le fruit du travail de mémoire et de la transmission.
C’est précisément dans cet esprit que j’ai souhaité prendre part aux cérémonies organisées à Figeac et à Cahors, après avoir échangé ce matin avec les élus du conseil municipal jeunes de Figeac mobilisés lors de cette commémoration.
L’occasion de lancer un appel à cette génération qui a une responsabilité particulière, alors que les conflits noircissent de nouveau les pages de notre histoire collective : la responsabilité d’être la gardienne d’une paix fragile, précieuse et construite sur les ruines de plusieurs années de combats pour notre liberté.
Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur du Lot