C’est avec le sentiment de respecter l’histoire de notre ville et d’avoir tenu nos engagements que j’ai participé à l’inauguration du nouveau Musée mémoriel du Lot. En 2018, la construction du cinéma et le réaménagement de la place Bessières nécessitaient la fermeture et la destruction du musée associatif de la Résistance. Avec Jean-Luc Marx, Vivien Coste, les élus et services de la ville, l’association du musée, le comité scientifique, le Département et l’État, un long travail a été engagé pour construire un nouveau musée fidèle à l’esprit porté par les résistants à l’origine de ce lieu mémoriel et capable tout en répondant à de nouveaux enjeux : la conservation des objets, de nouveaux outils pédagogiques et un espace plus adapté et accessible aux personnes en situation de handicap.
Son inauguration le 18 juin, à la suite de la cérémonie commémorative de l’Appel du général de Gaulle, donne tout son sens à cet engagement collectif. À travers ses collections, ses archives et ses témoignages, ce lieu de mémoire transmet l’histoire de la Résistance, de la Déportation et de la Libération tout en rappelant combien la liberté et la démocratie demeurent des biens précieux et fragiles.
Le musée trouve aujourd’hui pleinement sa place dans cet ensemble urbain renouvelé et dans l’écrin que constitue le complexe du Grand Palais. Cette partie de la ville s’est modernisée sans renier son identité ni son histoire, ce qui explique son appropriation par les Cadurciens comme par les visiteurs.
Cet évènement pour notre département est aussi un hommage aux anciens résistants et déportés lotois qui ont créé le premier musée et consacré leur vie à transmettre cette mémoire. Je pense notamment à Pierre Combes. Aujourd’hui, Jean-Luc Couderc, président de l’association du Musée, poursuit cette mission avec les bénévoles et les partenaires engagés à ses côtés.
Notre département se dote aujourd’hui d’un outil pédagogique au service des jeunes générations et de leurs enseignants. Pour expliquer, transmettre et ne jamais oublier.
Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur du Lot