Dans un contexte de dérive budgétaire, la loi de finances pour 2025 marque une nouvelle étape dans l’effort imposé à nos communes, à nos régions et à nos départements. Les collectivités territoriales sont ainsi appelées à jouer un rôle central dans l’effort de redressement des comptes publics.
Initialement, cette contribution devait s’élever à 5 milliards d’euros : un montant irréaliste et insoutenable au regard de vos capacités budgétaires déjà très largement éprouvées. Mobilisé contre la casse territoriale, je me suis impliqué dans le cadre de l’examen des textes budgétaires au Sénat afin de réduire le montant de cet effort. J’ai ainsi proposé, aux côtés de mes collègues, 244 amendements destinés à défendre les capacités d’action de notre échelon local.
Cette mobilisation n’a malheureusement pas suffi à atténuer significativement la pression financière qui pèse sur nos collectivités. Elles subissent depuis 2017 une succession de baisses de dotations, de réformes fiscales aux effets déstabilisateurs et une contraction de leurs marges de manœuvre budgétaires. Cette nouvelle ponction, loin d’être anodine, accentue le risque d’une remise en cause de votre pouvoir d’agir.
Le marathon budgétaire a été l’occasion de le réaffirmer : les collectivités ne sont pas responsables de l’endettement public. Elles ne représentent qu’une part faible de la dépense publique. Face à un texte qui fragilise les territoires et compromet leur avenir, j’ai voté en responsabilité contre ce budget.
Ce décryptage revient sur les principales dispositions qui concernent le pouvoir d’agir des élus locaux.