J’ai voté ce mardi 13 mai 2025 en faveur de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. Un soignant sur trois indique avoir été, au moins une fois dans sa carrière, victime de violence.
Le Sénat envoie ainsi un message de soutien aux professionnels qui travaillent dans des conditions difficiles, en cabinet, à l’hôpital et au domicile des patients. Nous adressons également un message de fermeté aux individus qui s’en prennent physiquement ou verbalement à la communauté soignante et qui détériorent les équipements médicaux.
L’occasion de s’interroger sérieusement sur les raisons de cette montée de la violence envers nos soignants. S’il ne légitime aucun acte de violence, le manque criant de moyens affectés à notre système de santé a un effet direct sur l’allongement des délais d’attente, sur l’engorgement des services hospitaliers, sur la qualité de l’offre de soins ou encore sur les modalités de prise en charge des patients.
La sécurité des soignants constitue un enjeu majeur mais cette démarche de protection et de reconnaissance doit impérativement s’accompagner de moyens supplémentaires pour conforter l’hôpital public, pour lutter contre la pénurie de praticiens dans nos territoires ruraux et ainsi remédier à la rupture du service public de santé. C’est l’alerte que nous avons lancée aujourd’hui au Gouvernement et, plus spécifiquement, au ministre de la Santé et de l’Accès aux soins.
Le Sénat poursuit ses travaux sur ce sujet prioritaire, avec l’examen en cours de la proposition de loi visant à améliorer l’accès aux soins dans les territoires.
Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur du Lot